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23 Aug

Costa Rica, une semaine après...

Publié par gilles cochet  - Catégories :  #VOYAGE

Costa Rica, une semaine après...

Le Costa Rica se vend bien. L'image que l'on peut avoir de ce pays, vu de loin, est celle d'un pays de cocagne, nature foisonnante, oiseaux multicolores et climat idyllique. L'attente est immense et chacun attends l'arrivée à San José, pensant atterrir dans une volière au milieu des cocotiers et de plages immaculées de sable blanc. Bon, ça, c'est la pub. La réalité est plus rustique. Il y a des oiseaux multicolores, de grandes plages immaculées, sable gris jonché de bois flottés, peu de bouteilles en plastique, pollution très faible. Et puis il y a des forêts, partout, d'immenses cathédrales de verdure, la plus grande bio-diversité de la planète sur un territoire aussi petit. Les "rain forests" bénéficient d'un climat chaud et humide toute l'année, de plus en plus, la saison sèche n'est plus vraiment très sèche et il pleut souvent, vraiment, tous les jours. Nous avons eu, sur 18 jours pleins, une seule journée sans pluie. Il fait beau le matin. La pluie arrive dans l'après-midi, sous forme d'averses ou d'orages, des seaux d'eau se déversent sur vous et s'arrêtent tout aussi rapidement qu'ils sont venus. L'humidité est constante et, alliée à la température, n'incite pas à l'effort. Les promenades en forêt valent tous les régimes alimentaires si vous avez des problèmes de surpoids.

La nature tant vantée se mérite, la faune ne se laisse pas approcher facilement et, pour voir quoi que ce soit, il faut mouiller la chemise. Le pays n'est pas un zoo et si vous voulez voir des toucans, des singes hurleurs ou des grenouilles multicolores, il faut se lever tôt et s'enfoncer dans la forêt, loin des hommes, là seulement, vous apprécierez la bio-diversité tant vantée. C'est le pays des iguanes, retour à la préhistoire, pas d'appréhension, ils sont divers et pratiquent l'art du camouflage, tout comme les serpents, omniprésents, dangereux en général mais votre présence les fera fuir. Les grenouilles multicolores, à ne pas toucher car venimeuses, sont magnifiques, il faut scruter la verdure, elles sont minuscules, rouges, vertes, jaunes, un vrai bonheur visuel.

Au milieu de la forêt tropicale, vous vous sentez petits, dans une nature en folie où le moindre espace est colonisé, c'est dense et vaguement oppressant. A moins de connaître parfaitement le biotope, planter la tente ne me viendrait pas à l'esprit. De l'inconnu peuvent naître tous les fantasmes de bêtes inconnues et forcément hostiles. L'homme des climats tempérés que je suis n'a pas sa place ici au quotidien.

Nous avions choisi des hébergements loin de tout, accessibles par piste ou par bateau uniquement, ce qui explique en grande partie la perception un peu rude de notre périple.

L'irruption d'un scorpion dans notre lit au milieu d'une nuit et sa douloureuse piqûre n'a fait que renforcer ce sentiment général.

Peu de choses sur la culture locale, l'omniprésence américaine étouffe toute velléité d'affirmation d'une quelconque spécificité.

Si vous aimez la nature, les sports nautiques et la photographie, ce pays est pour vous.

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