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08 Jan

Déchoir ou être déchu, tel est la question

Publié par gilles cochet  - Catégories :  #ACTUALITE

Déchoir ou être déchu, tel est la question

Déchoir quelqu'un de la nationalité française. On s'agite beaucoup dans le microcosme politico-médiatique, beaucoup moins dans la rue où ce projet "hautement symbolique" remporte haut la main une grande majorité des suffrages. Etre français est un insigne honneur, vu comme ça, se voir retirer le titre de "Français" se doit d'être vécu comme une honte absolue. Je n'ai pas l'impression que cette menace soit d'une efficacité quelconque et dissuade les apprentis poseurs de bombes de se faire sauter où bon leur semble. Leur cerveau est dans un tel état de lobotomisation avancée que je ne suis pas sûr qu'ils sachent qui ils sont, à quel pays ils appartiennent. Ils sont en croisade, changent de passeport et font leurs saloperies là où on leur dit de faire. Un paumé n'appartient qu'à un seul monde : le sien. Notre président est lui aussi dans son univers, s'est pris les pieds dans le tapis de la surenchère et se condamne à un positionnement droitier, grand écart électoral qui se paiera cash le jour venu. Mais nous sommes en guerre, pas un jour sans un rappel des évènements passés avec en écho quelques incidents isolés montés en épingle, histoire d'entretenir la tension. Certains films, adeptes de la stratégie du complot, ont montré de manière caricaturale, que l'on pouvait manipuler les masses avec quelques évènements choisis, justifiant des mesures potentiellement impopulaires. Nous trouvons "normal" aujourd'hui de voir déambuler des militaires dans les rues, lourdement armés, nous sommes censés être rassurés. Peu de gens manifestent leur désapprobation face à la multiplication de perquisitions non justifiées, certains les facilitent ( coup de téléphone anonyme) et je répète qu'il est de plus en plus difficile de désapprouver l'état d'urgence sans être taxer d'irresponsable dangereux, je vous parle ici de conversations anodines. Petit à petit, la restriction des libertés s'immisce dans notre mode de vie, comme principe de précaution. Le lissage du discours politique et médiatique est à l'oeuvre dans les esprits, l'auto-censure tue toute possibilité d'un discours "autre" et l'on se réveillera un jour avec l'interdiction de manifester contre tel ou tel projet, vital pour l'intérêt national (genre Notre Dame des Landes) ou pour une augmentation des salaires, elle aussi nuisible à notre pays, compétitivité oblige. Remarquez, nous y sommes déjà, il n' y a plus de grèves dans le secteur privé et les mouvements dans le secteur public sont jetés en pâture dans les médias. Taisez-vous, restez sages, vous ne voyez pas que vous gênez, bande de privilégiés !

Déchoir : Passer à une situation inférieure, socialement ou moralement

Nous y sommes, dans la déchéance, au moins morale, pour le social, cela ne devrait plus tarder, encore un effort messieurs les politiques, vous y êtes presque. J'attends les prochaines élections présidentielles avec gourmandise, savourant à l'avance les pirouettes rhétoriques qu'ils vont nous servir pour justifier le détricotage d'un siècle d'avancées sociales.

En attendant, je suis rassuré, je ne peux pas être déchu de ma nationalité, vu que je ne suis "que" français et juridiquement, notre premier ministre nous l'a assuré, ce n'est pas possible, nous ne fabriquerons pas d'apatride, on n'a pas le droit. Ils y ont pensé sinon, pourquoi se justifier ? Je suis en colère contre ces gens qui non content de trahir les gens qui les ont élus, se vautrent dans l'ignominie de mesures moralement condamnables pour le seul bénéfice, aléatoire, d'un calcul politique électoraliste.

L'image du jour vaut cent discours.

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