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23 Jan

Le bal des faux-culs

Publié par gilles cochet  - Catégories :  #ACTUALITE

Le bal des faux-culs

Le livre donne des lettres de noblesse à ceux qui en manquent, je parle de noblesse d'âme. Apparemment, certains hommes politiques frappent à la porte des maisons d'édition comme d'autres, en leur temps, allaient au confessionnal se vider de tous leurs pêchés...pour mieux recommencer ensuite. L'ex-président nous livre son repentir : promis, juré, je ne recommencerai plus, j'ai fait des erreurs, j'ai appris et je vous reviens tout neuf, me voici, me voilà. Connaissant le personnage, on ne peut être que dubitatif quant à sa sincérité et même au bénéfice du doute, je ne vois pas ce qu'il peut apporter de neuf dans le débat. Le principe de base : j'ai goûté au pouvoir, j'ai aimé ça et j'ai très envie d'y retourner. C'est tout. Il n'est plus seul sur les rangs et, dans son camp, ils se bousculent au portillon. Un point commun : ils ont tous participé à un moment où à un autre à l'exercice du pouvoir, ils ont tous aimé ça et ils ont tous envie de replonger.

Il semblerait que Macron soit sur les rangs, on ne sait pas vraiment, Valls aussi et Hollande, peut-être, beaucoup de prétendants à droite donc, un peu moins à gauche, on cherche, je n'en vois qu'un, Mélenchon, qui se prépare.

Si vous voulez vraiment voter à gauche aux prochaines élections, ne cherchez plus, il n'y en aura qu'un seul, tous les autres, de compromis en glissements sémantiques, sont de l'autre côté. Ils vous diront que le clivage droite-gauche est dépassé et que la priorité, c'est l'avenir de la France et que nous n'avons plus de temps à perdre en vaines querelles idéologiques. Sauf à croire qu'il y a des riches et des pauvres depuis toujours et que, voyez-vous, on n'y peut rien, c'est l'ordre naturel des choses. C'est marrant comme le temps passe, les discours restent, lénifiants, passant par pertes et profits toutes les avancées sociales depuis un siècle. Ce siècle, à leurs yeux, fut un accident de l'histoire, il faut revenir à un statu quo social : vive l'entreprise ! Un patron qui décide, des employés qui obéissent, qui travaillent uniquement quand on a besoin d'eux, ni plus, ni moins:

Aujourd'hui, non, tu ne viens pas, demain, je ne sais pas, je t'appelle mais Dimanche, j'aurai besoin de toi.

Ne riez pas, en Grande-Bretagne, toujours en avance sur le plan social, le contrat zéro, on vous appelle au jour le jour, en fonction des besoins... le top de la flexibilité, le rêve secret de notre jeune et fringant ministre de l'économie mais chut, il ne peut pas le dire, vous comprenez, c'est un gouvernement de " gauche ".

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