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18 May

A qui profite le crime ?

Publié par gilles cochet  - Catégories :  #HUMEURS

A qui profite le crime ?

Un rapide coup de gueule :

je suis passé à Rennes et à Nantes le week-end dernier, ce qui a ravivé chez moi quelques souvenirs, d'autant plus que les esprits s'échauffent, tellement qu'ils en oublient les fondamentaux de la manipulation politique.

Casser des vitrines de banques, ce n'est pas nouveau et ça ne sert à rien, tu ne réduiras pas les inégalités, ceux qui cassent le savent très bien, le but est de faire la une pour les journaux du soir, de rameuter les journaleux de BFM en direct-live et de passer sous silence les "toujours justes" revendications des manifestants pacifiques, "toujours responsables". Le résultat est qu'il y a de moins en moins de de monde aux manifs et que la loi machin, elle passera quand même. Les casseurs noient les revendications sous un nuage de lacrymos et ne reflètent un rien un quelconque sentiment révolutionnaire que l'on voudrait lier aux rassemblements de "nuit debout".

Il y a quelques décennies, on envoyait (le pouvoir du moment) des provocateurs (que l'on payait !) pour " foutre le bordel" dans les manifs d'étudiants, avec comme résultat immédiat, répression policière et mise au ban des étudiants et de leurs revendications, grande peur du bourgeois et ainsi de suite.

C'est du même tonneau mais la mémoire semble faire défaut, tout comme l'analyse, ce qui fait beaucoup.

Dormez, braves gens, on s'occupe de votre avenir...

Une image de Corte, histoire de...

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R
D'accord avec toi sur l'analyse des casseurs qui fait le régal des politiques et des médias, enrichit un peu plus les compagnies d'assurance et sert à discréditer le mouvement "Nuit Debout" qui lui, peut-être un véritable danger pour la classe politique.<br /> Pas d'accord quand tu dis que la présence de casseurs dissuade les gens de manifester. Le français n'a plus la fibre révolutionnaire, il descend dans la rue au début puis se lasse très vite et préfère vite retourner dans son train train quotidien (confort, consommation, beaux jours et vacances etc...) Le manque de conviction et la peur du changement sont les moteurs d'un peuple trop gâté. Tu rajoutes des syndicats qui n'ont pas su s'adapter au changement de siècle, qui ne savent pas faire rêver le citoyen, qui sont restés figés à l'ère stalinienne ou trotskiste et ça donne un essoufflement du mouvement.
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