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07 Apr

Il ne pas jouer aux riches quand on n'a pas le sou...

Publié par gilles cochet  - Catégories :  #HUMEURS

Il ne pas jouer aux riches quand on n'a pas le sou...

Je suis riche ?

Oui, et alors, ça vous gêne ?

Riches et pauvres ne s'aiment pas. Ils ne se fréquentent guère, pas de danger d'altercations. Elles et ils ne hantent pas les mêmes lieux de plaisir ou de consommation. Il peut arriver qu'ils se croisent accidentellement mais quand j'y réfléchis, non . Les Vrais riches, vous ne les voyez jamais, sauf dans certains magazines, à ce propos,j'aimerai que l'on m'explique les raisons de ce masochisme qui pousse certains et (surtout) certaines à acheter les torchons où s'étale le fruit de rapines dont nous sommes les premières victimes. C'est votre argent, bandes de ....., que vous contemplez..

Comme je me dois d'arrêter de radoter sur les riches, je positive dans la salle d'attente du dentiste dans laquelle je feuillette ces journaux, jolies filles, belles maisons et paysages idylliques. Le cynisme ambiant me pousse à ajouter que si le pauvre regarde les riches sur papier glacé, c'est qu'il les envie. Bon sang ! C'est si simple. En commençant par le bas de l'échelle, le cdd rêve d'avoir un cdi, celui-ci veut la place du chef qui lui-même envisage de devenir patron, quant à ce dernier, ses émoluments lui permettent de rêver à un avenir d'actionnaire majoritaire du holding qu'il dirige comme...salarié, jetable comme tous les autres. L'actionnaire, lui, ne peut être viré, il peut vendre ou acheter avec ce qu'il a vendu précédemment. Il joue dans un casino géant dont nous sommes les croupiers ou les vigiles, selon nos compétences. Mais il y a des manières plus perverses de faire croire aux pauvres qu'ils peuvent un jour ramasser quelques miettes du festin : Il y a quelques années, l'entreprise dans laquelle je travaille fut racheté par une multinationale très Hollywoodienne, fascinant miroir aux alouettes dont le flamboyant patron de l'époque usa en faisant une offre à ses salariés, offre alléchante et....valorisante d'achats de stock-options ( actions à un prix préférentiel). je reçus comme tous, un formulaire dans une belle chemise en carton glacé, frappé du sceau de la prestigieuse maison-mère californienne. Waouh, me dis-je, la classe et puis ce fut tout me concernant, je n'avais pas un sou et même si... Comme le syndrome du casino reste très vivace chez les commerciaux, quelques collègues cédèrent aux charmes du capitalisme populaire et se trouvèrent ainsi pourvus du statut d'Actionnaire du plus grand groupe multimédia de la planète car tel était le cas. Ca vous pose un homme dans sa province, le Graal en quelque sorte.

Vous me voyez venir et vous avez raison. La flamboyance n'eût qu'un temps et l'action à la valeur préférentielle ne fut bientôt qu'un chiffon de papier dont la valeur n'excédait pas le quart du montant initial. Les pauvres hères qui mangèrent de ce pain-là n'eurent pas le temps de revendre quoi que ce soit, certains ayant dilapidé une partie de l'héritage familial dans l'affaire, et heureusement, je le dis avec délectation, que l'emploi ne fut pas passé par pertes et profits, nous passâmes très près de la catastrophe, rachetés par le grand philanthrope dont nous sommes aujourd'hui la propriété, merci à lui, qu'il en soit remercié !

Je suis allé récemment, vous le savez, dans un parc d'attractions en Californie qui porte le nom de cette flamboyante entreprise, qui retourna à ses amours premières, changea de mains, de patron et de salariés.

Chacun chez soi et, en l'occurrence : quand la grenouille veut se faire aussi grosse que le boeuf, on connaît la fable.

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