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18 Jun

Macron : cynisme et populisme d'état

Publié par gilles cochet  - Catégories :  #HUMEURS

Macron : cynisme et populisme d'état

Un peu pompeux , le titre de ce papier mais à y regarder de plus près, il semblerait que le plus populiste et démagogique leader politique de ce pays soit à l'Elysée. Le hold-up de l'élection de 2017 n'en est pas un, il surfe sur des tendances lourdes d'un ressenti collectif, relayé par des médias complaisants, avance ainsi dans ses réformes, non pas porté par l'enthousiasme populaire mais contemplé par un peuple apathique qui se laisse berné sans mot dire.

Les réflexions qu'il livre à voix haute sur les aides sociales trop élevées, le coût exorbitant du fonctionnement de l'Etat, la soi-disant efficience de l'univers des start-up, la nécessaire privatisation des transports ferroviaires et les privilèges de ceux qui y travaillent, liste non-exhaustive, sont des objets émotionnels parfaitement identifiés, sondages et micro-trottoirs à l'appui qui permettent à un pouvoir politique d'avancer sans grand risque d'être contredit, sauf par JL Mélenchon et ses amis. Le discours et les actes sur le phénomène migratoire est à cet égard particulièrement odieux, double comportement, compassion médiatique, empathie feinte, et répression sans états d'âme, appareillage policier et judiciaire disproportionné, jouant habilement sur un humanisme sélectif ( nous ne pouvons accueillir toute la misère du monde), le résultat étant que nous sommes un des pays qui en accueille le moins,dépassé en cela par une Hongrie nationaliste et une Autriche protégeant ses richesses (sic). L'hypocrisie atteint son paroxysme dans la mise en scène de l'accueil des migrants du bateau "Aquarius", goutte d'eau dans une mer Méditérranée où il devient de plus en plus difficile pour les ONG de secourir  les bateaux en perdition, faute d'autorisation et de politique commune européenne.

Le populisme outrancier a vécu, il est au pouvoir dans notre pays sous une forme pernicieuse, majorité de députés aux ordres, gouvernement de technocrates "apolitiques" appliquant la fameuse maxime : l'économie n'est ni de droite, ni de gauche, elle demande du sérieux et du réalisme, laissez-nous travailler. Le plus extraordinaire est que ce discours prend, en contradiction avec ses effets. Il existe un vide sidéral face à cette doxa, toute critique se trouve de facto ostracisée et montrée comme une relique d'un discours idéologique passéiste, facteur de troubles, dangereuse en ces temps de risque terroriste, permanence d'une peur latente, entretenue par moult commémorations et autres "marches blanches". L'imaginaire collectif crée ce corpus mortifère, tuant dans l'oeuf toute possibilité d'une vision autre.

Par un curieux retournement, le peuple accouche d'une dictature, celle des émotions.

Image islandaise

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