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03 Dec

Sans titre

Publié par gilles cochet  - Catégories :  #HUMEURS

Il m'a été demandé un texte poétique à la manière de...que vous avez lu (ou pas) il y a quelque jours. Je serais assez tenté de renouvelé l'expérience ici-même en direct, histoire de s'occuper un peu, il pleut, il fait froid. Un peu d'amertume ce matin peut donner une teinte blafarde à une succession de mots que je pourrais qualifier de vaine. J'ai commencé à lire le dernier Goncourt hier soir, un chapitre, vingt pages qui me semblent de bonne tenue, facile et plaisant, un polar sans fioritures. Pas la forme, je vois un kiné deux fois par semaine, un peu cassé, massage et exercices me rendent dans un état moulu, vermoulu même, broyé, malaxé, mal partout, un vrai bonheur. J'y vais pour essayer de respirer un peu mieux, bof ! Résultat mitigé, tellement fatigué que je ne peux tester le souffle que je suis censé récupérer. Autre sujet de préoccupation : impossible de commander les calendriers annuels, ma CB ne passe pas sur Internet, suite à un changement de celle-ci, elle-même piratée par des malveillants, et la banque qui traîne à réparer l'offense, trois textos, un coup de fil, agaçante répétition de sollicitations stériles, et vous agacez ces dames en plus. Pfff !!

Pour les calendriers, ce sera moins cette année, au vu des nouvelles du monde que j'ai, de mon monde amical connu, je pense réduire la voilure ou la ré-orienter. 2020 est une année pourrie, cela n'aura échappé à personne, chauve qui peut, en gros, chacun chez soi.

Les ailes coupées, je marche dans un rayon qui change en fonction de l'humeur de nos dirigeants, je perds l'habitude de bouger, j'éteins la lumière pièce par pièce. Imaginez que votre cerveau est un gigantesque château, difficile à entretenir, vieillissant, propriété d'un aristocrate sans le sou, qui fait ce qu'il peut, qui peut peu, de moins en moins et qui, pour faire des économies, fait le tour de sa demeure et commence à couper l'électricité en commençant par le sous-sol, ce qui se voit le moins, remontant les étages au fur et à mesure que le temps passe et que ses moyens se réduisent, ce qui est un peu mon cas, pas sur le plan financier, non, rien ne change, mais mentalement, psychiquement, socialement et physiquement, les ampoules s'éteignent doucement les unes après les autres, les envies se dissolvent dans le temps qui passe, le téléphone ne sonne plus ou très peu, les visites amicales n'existent pas, et pour cause, avec ces interdictions, les réseaux sociaux remplacent le relationnel en chair et en os, et vous regardez par la grande fenêtre de votre salon, une musique sur la platine vous emporte ailleurs, en un autre temps, vous éteignez ce rappel insupportable. J'hésite à transcrire ces heures qui passent, quel intérêt. J'ai failli égréner une suite d'adjectifs qualificatifs dont on m'a affubler tout au long de mon existence, la mémoire a des relents de masochisme insoupçonné.

Dans cette grande demeure qui me sert de cerveau, j'approche du rez de chaussée, j'ai éteins le sous-sol, j'irai au grenier ensuite, là où sont stockés les souvenirs, extinction des feux sur ce qui ne sert plus, évacuation d'images, tirez la chasse...

Allez, c'est l'heure du déjeuner.

Bises

Image : 2017, ailleurs

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