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06 Jun

En ce temps-là / Il est 07h17, nous sommes le 6 Juin 2021

Publié par gilles cochet  - Catégories :  #HUMEURS

En ce temps-là / Il est 07h17, nous sommes le 6 Juin 2021
En ce temps-là / Il est 07h17, nous sommes le 6 Juin 2021
En ce temps-là / Il est 07h17, nous sommes le 6 Juin 2021
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En ce temps-là / Il est 07h17, nous sommes le 6 Juin 2021

C'est un texte écrit dans le cadre d'un atelier d'écriture. La première phrase est tirée d'un roman classique de la littérature française du XIXème siècle. La suite est totalement libre, rêve d'enfant, mosaïque d'images collées les unes aux autres.

En ce temps-là, j’étais dans mon adolescence,

Perpétuel chemin de traverse, du moins, je le pensais,

Affres d’un adulte en construction, entre les lignes

Je cherchais les réponses à des questions

Qui n’en étaient pas, mon voyage intérieur ne faisait

Que commencer.

Dans le grenier de mon enfance, maison d’école,

Loin du bruit de la cour, loin du bruit

Tout court, je jouais avec mes automobiles.

Loin, elles m’emmenaient à l’autre bout du monde,

De cette terre ronde, ma conduite malhabile

Me fit faire le tour de la rotonde

Du jardin, les fleurs aux corolles fragiles

Virent un monstre mécanique, blanc de jour,

Noir de nuit, cap au vent, voile gracile,

Je décidais, bateau-voiture, roule, vole,

Emmène-moi, loin, je pars, au revoir, tous,

Je vous laisse, je suis parti, laissant,

Rotonde et grenier, école et plumier, papa, maman,

Grand-mère et cousin, vaches et roulades

Dans le foin, salut les filles, je vous vois

Etonnées, je le sais et vous raconterai mes aventures,

Attendez-moi, je file

Vers les îles, je vogue,

Je pars, je ne vous oublierai jamais,

Merci pour tout, seul sous les toits,

Merci pour ça aussi, heureux, fabricant

De rêves, je suis devenu, voyageur

Impénitent du désir des autres, créateur

De songes multicolores, univers en mouvement,

Je perpétue, je me tue, je revis, mille renaissances

Au goût toujours renouvelé m’enchantent…

Que vois-je ? Ce trait sombre blesse le manteau blanc,

Immensité de la plaine, où suis-je ?

L’hiver immobilise, statues de glace qui m’intriguent,

Je descends, atterris en douceur, chuintement,

Glissement de la carrosserie sur la neige, frôlant

Les bouleaux de la forêt, branches cassées,

Immobilisation du transport, pas de casse,

J’opère une reptation, descente du véhicule, froidure,

Morsure déchirant les tissus, vision délirante

De soldats figés, postures de combat, tenue hors du temps,

Monsieur Malaparte ! Quelle est cette blague ?

Ce n’est pas drôle, le voyage dans le temps ne doit pas…

Il ne faut pas…Et la guerre, non, pas de guerre, pas de sang,

Je suis un enfant, Monsieur, s’il vous plaît, arrêtez l’image, j’ai

Peur et j’ai froid…

Je rembobine, retour au bateau-voiture,

Le soleil, mille feux, réchauffes-moi, actives-toi, sors-moi

De ce tombeau. Moteur ronronnant, décollage immédiat, fuyons !

Cap au Sud, vite dit, moins vite fait,

La montagne se dresse devant mes yeux ébahis,

Muraille infranchissable, passage étroit, gorges profondes

Je suis petit, je passe partout et soudain,

La plaine, le fleuve, serait-ce lui ? Le fleuve nourricier,

Père de tout un peuple, agitation, mon équipage,

Intrigant attelage, enfant-roi en ce royaume, sur l’eau

Barques multiples bientôt me sollicitent, sourires,

Bienveillances, par ici, suivez-nous, petit monsieur,

 

Grand voyage, ô oui très grande traversée, nous vous attendions,

Si, si, ne soyez pas étonné, vous y êtes parvenu, à quoi ?

A franchir les portes de la perception, seule

L’innocence se joue du spectacle de la mort,

Peur surmontée vaut toutes les batailles, petit homme,

Tu es chez toi, c’est ton royaume, tu veux…dire quelque chose,

Parle, soit sans crainte

J’ai traversé de grandes plaines, une forêt pétrifiée,

J’étais dans mon rêve, je suis dans mon rêve ? Vous me dites, je suis chez moi ?

Tu es dans ton grenier, nous sommes avec toi,

C’est ton monde, transporté dans ton imaginaire,

Nous t’accompagnons, compagnons de ton périple,

Et de tout ceux qui adviendront désormais, te protégerons

Des mauvais esprits, des malandrins, tu peux

Dès aujourd’hui, pars tranquille, guides nous sommes

De tes rêves les plus merveilleux.

Les images à choisir pour illustrer ce texte n'existent pas. Celles choisies sont le fruit du hasard, si tant est que celui-ci existe .

Bonne journée

Bises

 

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