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18 Jan

L.A Woman / Il est 08h54, le 18 Janvier 2022

Publié par gilles cochet  - Catégories :  #HUMEURS

L.A Woman / Il est 08h54, le 18 Janvier 2022
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Le musée Pedersen est à l'automobile ce que le musée d'Orsay est à la peinture du 19ème, un incontournable. La comparaison s'arrête là : j'entends déjà les cris d'orfraie de cultureux lecteurs de Télérama, à notre époque en plus, c'est un serial killer, la bagnole, ça pue, ça pollue et ça rend con, je rajouterai que ça réchauffe la planète. Après avoir reçu mes douze balles dans la peau de la part du peloton d'exécution des ayatollahs de l'écologie, je replace ce musée là où il se trouve, à Los Angeles ( quel horreur ! ), et là, mon corps transpercé de balles est lapidé. Un traitement de ce type pourrait se retrouver à la vision du film de David Lynch, Mullholland drive, diffusé hier soir sur Arte.

C'est au même endroit. A la démesure narrative de Lynch correspond la démesure et l'absurdité urbanistique de Los Angeles, symbole définitif de ce qu'il ne faut pas faire, sans ce futur monde "d'après". Hollywood, pour certains, est une usine de décervelage. Vous y rentrez avec un cerveau, vous en sortez avec une bouteille de Coca, un tee-shirt de Disneyland au volant d'un pick-up de 5 mètres de long. On vous a bourré le crâne de séries, de westerns, de Sf, de pubs débiles et vous ne jurez plus que par McDo.

D.Lynch transcende toutes ces inepties, c'est ce qui fait le charme incompréhensible de l'esthétique nocturne et urbaine, quintessence de notre monde d'aujourd'hui, essentiellement citadine, automobile et inhumaine. L'être humain n'existe que pour être balloté, microscopique particule dans un décor qu'il a lui-même crée, le phalène se brûle à l'ampoule incandescente comme la starlette à la lueur des projecteurs dont il ne reste plus à la fin que le cadavre en décomposition.

Je voulais ce matin mentionner que je vis aujourd'hui très loin de l'univers culturel qui m'a fait apprécier cet esthétique-là. Le décalage est tel que je n'ai pas regarder ce film jusqu'au bout, loin s'en faut, ce qui n'a aucune importance, je l'ai vu plusieurs fois. On ne partage pas ses émotions artistiques, elles vous sont personnelles. Je peux montrer, mais expliquer en quoi mon ressenti est plus juste, non, ce serait d'une insupportable fatuité. Je le dis une fois, pas deux.

Quant à la bagnole, je n'y voue pas un culte particulier. J'ai ce souvenir d'enfant, ces moments où l'on se construit, on ne le sait pas, l'innocence est à ce prix, moi dans ce grenier écoutant la pluie tomber sur les ardoises juste au dessus de ma tête, je jouai avec mes petites voitures, Dinky Toys, en métal, et Norev, en plastique, toutes rassemblées dans et autour d'un garage, la manivelle actionnant l'ascenseur pour monter l'auto sur le toit de ce garage miniature. J'avais cinq, six ans.

La voiture, ça pue, moins aujourd'hui, ça pollue, parce qu'il y en a trop, et ça rend con, parce que l'homme y a mis une virilité hors de propos, vroum ! vroum !

Vroum, vroum à Los Angeles, ce fut moi, coincé dans les embouteillages monstrueux, de nuit, six voies de chaque côté, les lumières de la ville, à l'infini, écoutant L.A Woman, la voix de Jim Morrison, 50 ans plus tard.

Expliquer Mullholland drive ne se fait pas, cela se vit.

Bonne journée

Bises

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