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24 Sep

Fraîcheur / Il est 09h29 le 24 Septembre 2022

Publié par gilles cochet  - Catégories :  #HUMEURS

Fraîcheur / Il est 09h29 le 24 Septembre 2022
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Retour sur les plages un peu frisquet mais l'aération des neurones suppose quelques sacrifices, légers, n'exagérons rien ! La fin des travaux sur les viaducs permet de rejoindre le bord de mer rapidement et sans énervement. Le bain est facultatif aujourd'hui, un petit 16 degrés et un vent d'ouest humide refroidissent mes ardeurs. Gris est la nuance, je n'ose dire couleur, la mer a la mine des mauvais jours, ni verte, ni bleue, calme, un lac nord-américain un jour d'hiver, Michigan près de Chicago, ça peut ressembler au morne ressac. Même les mouettes avaient l'air déprimé, ou moi peut-être, juste mon vague à l'âme du jour.

L'automne est arrivé, je le proclame. Il a plu, chose rare, heureux de sentir l'eau fouetter le visage, le brumisateur est de retour. En devisant avec mon marchand de fruits et légumes, nous étions d'accord sur un ressenti teinté d'anxiété sur le devenir, le futur, l'avenir en un mot, au sens existentiel. Quelques fondamentaux tremblent sur leurs bases. Sans eau, pas de vie, trop de soleil tue et le plancton disparaît, nous sommes morts. Je pensais au film "Soleil vert", 1973, et à ce postulat qui y était développé tout en regardant un documentaire sur les courants marins près de l'Australie, focus sur le plancton et sa fragilité. Ce courant marin se réchauffe, acidifiant l'environnement, coraux atteints et diversité biologique mise en péril, dont la chaîne alimentaire qui démarre avec ces minuscules organismes vivants, végétaux unicellulaires voguant au fil de l'eau. Il se pourrait que notre sort soit en train de se jouer au niveau de ces créatures, silencieusement et loin des regards. Le réchauffement climatique est spectaculaire par les conditions de vie qu'il engendre en surface, là où nous vivons, avec les conséquences palpables au quotidien.

La désagrégation progressive des océans (75% de la surface de la Terre) pourrait être une bombe à retardement nettement plus difficile à contrer, car invisible. Sa mise au jour pourrait s'avérer tardive et inopérante, les mécanismes biologiques en action trop complexes à annihiler.

Je me fais quelquefois des films, ce n'est pas nouveau. La pensée globalisante a l'avantage de relier des éléments entre eux et d'en établir une synthèse. Je ne suis pas un scientifique, je ne suis pas assez rigoureux pour cela, toutefois, les cris d'alarme du GIEC, les constats discrets de scientifiques de renom et les photographies de notre planète montrent qu'une double inertie est en place :

L'inertie de nos réactions en tant qu'espèce consciente, vaguement suicidaire, forfanterie collective dont on connaît les traductions guerrières, concessions au cerveau reptilien. La nature est joueuse, elle nous a doté d'un cerveau à plusieurs niveaux, raison et déraison s'y affrontent et...pendant ce temps-là.

...la Terre continue de tourner, chargée de CO2, elle se réchauffe, avec ou sans nous, les océans crient au massacre, la forêt brûle, nous y avons mis le feu. Des mécanismes secrets se sont enclenchées, inarrêtables, irréversible loi de la nature et de ses multiples interactions. L'inertie réside dans la dimension de ces phénomènes, comme un paquebot sur l'océan qui met des kilomètres à s'arrêter si l'on actionne pas le frein. Il n'y a personne pour appuyer sur la pédale.

Bonne journée

Bises

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