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Nuit de Chine, nuit....

Publié par gilles cochet

Nuit de Chine, nuit....

Le titre peut prêter à confusion. Non, je ne vous parlerai pas de ma vie intime mais de la Chine. Je sais, tout le monde en parle, c'est assez inévitable et ce n'est pas fini.

Non mais c'est l'anniversaire de mon fils. Quel rapport allez vous me dire ? Il se trouve que je suis allé en Chine avec lui il y a quelques années, en 1992, à une époque où on en parlait moins, où la référence livresque était le livre d' A.Peyreffite, "Quand la Chine s'éveillera". Personne ne voyait de quoi il parlait, maintenant, on sait. J'avais entraîné mon fils dans un voyage organisé, en groupe. Il avait dix ans. Il a été sympa comme tout même s'il se demandait par moments ce qu'il faisait là. Un souvenir me revient en mémoire: Nous étions sur la Grande Muraille, ébahis, intimidés par notre présence en ce lieu ô combien mythique, inaccessible. Comme tout touriste qui se respecte, je prenais quelques photos, le fiston ne me quittant pas d'une semelle. Il râlait un peu (je le comprends) car j'étais tout excité, gambadant sur ce morceau d'histoire. Agacé par ses récriminations, je l'ai laissé en lui disant de ne pas bouger et j'ai continué ma quête d'images définitives. Quand je suis revenu, il n'était pas seul et semblait affolé. Il était devenu le centre d'intérêt de chinoises de son âge, gloussant de concert, lui touchant les cheveux, qu'il avait blonds et le prenant en photo à tour de rôle. Quand il m'a vu, il s'est dégagé de l'emprise de ses groupies déchaînées, pas content du tout, ronchonnant contre ce père indigne qui l'avait abandonné. Je ne sais s'il s'en souvient aujourd'hui mais je m'en veux un peu de l'avoir laissé ainsi pour assouvir ma soif d'immortels clichés.

Juste un clin d'oeil pour ton anniversaire, j'espère que tu ne m'en veux pas.

Je suis retourné là-bas l'année dernière. Vous dire que tout a changé n'étonnera personne, la Grande Muraille est toujours là, il y a beaucoup (beaucoup plus) de monde et de marchands du temple. Nous étions à Pékin le 1er Mai. Grosse erreur. Les chinois sont en vacances et Pékin est une destination privilégiée. En ce jour, nous étions livrés à nous mêmes et projetions une visite du Musée National, place Tien An Men. De l'hôtel, nous avons pris le métro, avec deux changements programmés. Nous ne sommes pas seuls, jamais cette expression n'a eu autant de sens que ce jour-là. Au deuxième changement de ligne, une marée humaine nous emportait vers le quai, direction Tien An Men. Les rames se succédaient toutes les minutes, toutes bondées. Les gens montaient, poussés, tassés dans les wagons par des employés qui, sans ménagement, refermaient les portes sur des visages écrasés contre les vitres, les chevelures trop longues coincés dans les portes. Nous avons rebroussé chemin et terminé notre périple à pied.

La foule, partout, envahissait la place. La queue pour le musée s'étirait sur des centaines de mètres, en groupes compacts. Le musée est gratuit. Demi-tour et improvisation. La promenade qui suivit fur une déambulation autour de la Cité Interdite, au hasard, au milieu de mililers de chinois détendus et souriants, malgré une pollution persistante, irritante.

Il y a un an, jour pour jour, nous étions là-bas, le 4 mai, à Shanghaï, autre ville et une pensée pour une amie qui s'y trouve en ce moment.

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